Equipement conseillé :
- Une pelle de chantier n° 29 (pour les plus costauds)
- Un tamis flottant
- Une combinaison néoprène de 5,5 mm, en deux parties (salopette + veste) car le froid s’installe vite en restant plusieurs heures debout, malgré la période d’été.
- Une paire de chaussons de plongée néoprène avec semelles rigides (non métalliques bien sûr). Ils vous permettront de pousser la pelle sans vous blesser pour creuser.
- Deux pochettes (Décathlon, rayon plongée, par exemple) : une grande pour les déchets, une petite pour les trouvailles.
- Une ceinture pour accrocher vos pochettes de trouvailles, la ficelle du tamis, et votre détecteur (si vous possédez un détecteur Hipmount).
- Une lampe étanche que vous accrocherez à votre bouée, pour ceux qui ont choisi de prospecter à l’aube ou à la nuit tombée.
Vous êtes ainsi paré pour des heures de prospection avec un minimum de difficultés.
Fabriquer son tamis:
Il existe deux techniques pour confectionner le tamis:
1ère technique: Récupérez une chambre à air de camionnette diamètre 16 pouces (15 € environ chez le garagiste du coin). Elle doit être assez grande pour déverser le sable.
Achetez dans un magasin de bricolage 1m² de brise vue en plastique blanc, avec une maille de 1cm² (il en existe de couleur verte, mais le blanc est conseillé : on voit mieux le fond du tamis en l’absence de lumière).
Posez le brise vue sur la chambre à air puis coupez une vingtaine de morceaux de ficelle synthétique moyenne.
Liez la brise-vue à la chambre à air en nouant les morceaux de ficelle. Brûlez les noeuds avec un briquet pour qu’ils ne se détachent plus.
Une fois cette étape achevée, coupez les angles de la brise-vue qui pourraient dépasser et vous blesser.
Coupez une longueur de ficelle d’un mètre environ et l’attacher d’une part à la bouée tamis et d’autre part à votre ceinture (le mieux est de faire l’acquisition, au rayon plongé chez Décathlon par exemple, d’une boucle avec un clip plastique). Cette mesure vous permettra de ne pas vous soucier de votre tamis en période de vent ou de vagues, il vous suivra partout.
Les avantages de cette bouée :
- Elle dispose d’une très bonne flottaison.
- On peut s’y accrocher en cas de problème.
Ses inconvénients:
- Elle ne dure pas plus d’une saison, car le sel de mer ronge le caoutchouc et finit par la crever.
- Elle peut se crever en pleine prospection et terminer de ce fait votre prospection du jour. Elle se répare comme pour les chambres à air de vélos : avec des rustines.
2ème technique:
Achetez deux « frites » en mousse, souvent utilisées pour l’aquagym.
Collez les deux bouts avec de la colle néoprène.
Entourez les deux bouts ainsi collés avec du ruban adhésif.
Superposez les deux cercles créés.
Ficelez le tamis et les frites de la même manière que pour la chambre à air (1ère technique).
Ses avantages:
- Elle est très fiable (pas de crevaison).
- Elle dure plusieurs saisons.
Ses inconvénients:
- Elle est petite en diamètre.
Méthode de récupération des objets:
Vous avez un signal localisé avec précision: posez votre pied sur l’arrière du disque. Cela vous permettra de cibler le lieu précis lorsque vous aurez retiré votre disque. Cette technique est d’autant plus utile par mauvais temps, lorsque le sable en suspension dans l’eau vous empêche de voir le fond.
Enfoncez votre pelle à cet endroit et remontez une pelletée compacte de sable (en faisant attention de ne pas en déverser la moitié). Cette pelletée contiendra à coup sûr l’objet détecté.
Déposez le sable dans le tamis flottant et observez son tamisage.
Petite astuce: pendant le tamisage du sable, repassez à nouveau votre détecteur dans le trou déjà effectué. Si vous avez un signal dans le trou, c’est que l’objet n’est pas dans le tamis. Il vous est donc inutile d’attendre la fin du tamisage.
Quelques conseils pour les prospecteurs méditerranéens:
La période la plus propice à la détection aquatique se situe de fin juin à début septembre: la température est agréable et la plage est fréquentée.
La détection aquatique se pratique essentiellement le matin très tôt ou le soir, afin de ne pas gêner les baigneurs dans la journée, et surtout de pratiquer ce «sport loisir» dans un état de quiétude et de tranquillité hors pair. Imaginez-vous dans un cadre de rêve, un ciel d'azur, dont le seul bruit environnant est celui de mouettes et des vagues. Cette activité est très reposante pour l'esprit.
Elle nécessite pourtant une certaine force physique pour détecter dans l'eau (l'eau offrant une résistance à votre balayage), pour creuser et envoyer le sable à l'aide d'une pelle dans le tamis, à bout de bras. Inutile de vous presser, vous risqueriez de vous fatiguer bien avant l'heure. En effet, quatre heures de prospection ne sont pas suffisantes pour couvrir toute une grande plage.
Préférez une plage de grande envergure très fréquentée aux grandes plages type camping sauvage. Préférez également une plage de sable fin à une plage de galets, plus propice à la méthode de recherche aquatique. Attention à certaines plages aménagées artificiellement de sable sur leur partie sèche, et garnies naturellement des galets au fond de l'eau. Vous ne pourrez donc pas creuser dans ces conditions.
Pas de découragement si vous arrivez sur une plage déjà fréquentée par d'autres prospecteurs. Inutile de changer de plage. Il vous suffit d'observer les zones qui vous semblent avoir été prospectées. Les trous dans le sable (détectables avec les pieds) sont souvent un repère.
Soyez courtois avec les nombreuses personnes qui vous abordent, curieuses de découvrir votre activité. N'hésitez pas à rendre service en cas de perte d'objets et respectez les lois sur les biens culturels maritimes (cf. chapitre texte de loi).
De même, vous pouvez vous renseigner auprès de la mairie sur les éventuelles interdictions sur les plages de cette commune.
Mission pour l'environnement:
Les prospecteurs aquatiques peuvent être considérés comme des dépollueurs de la mer et contribuent, quoi que l’on puisse penser sur eux, à la défense de l’environnement. La preuve en est du nombre de déchets métalliques récupérés sous l’eau dans le sable chaque année.
Pour exemple, voici une photo des déchets retrouvés durant la période d’été. Si chaque prospecteur prend bien soin de ne pas rejeter ces objets métalliques à la mer, on pourra dire qu’ils accomplissent, en complément de leur loisir, une véritable mission de dépollution de nos plages.
Mais que deviennent les objets perdus?
En 2002, j’ai souhaité effectuer un test afin de m’aider à déterminer quelles étaient les possibilités de découverte d’un objet dans l’eau d’une année à l’autre. Pour cela, j’ai percé une centaine de pièces de 20 centimes et les ai peintes en jaune. Je les ai disséminées, fin septembre, au fond de l’eau de la plage que je fréquente.
Mon but était de savoir combien de pièces je retrouverai l’été prochain. Mes collègues prospecteurs étaient également informés de ma démarche afin de me signaler toute trouvaille de ces fameuses pièces jaunes trouées. J’avais élaboré un stratagème: j’avais frappé les pièces d’un numéro (33 pièces avec un 0, 33 pièces avec un 1 et 34 pièces avec un 2) et les avais jetées respectivement à gauche, au milieu et à droite de la plage. Ceci m’aurait permis de déterminer leur mouvement, en fonction des courants, et de cibler leur lieu de concentration avec le temps.
J’aurais souhaité pouvoir établir quelques statistiques, mais il semblerait que le sable et la mer engloutissent les objets très profondément ou les entraînent plus loin vers le large. Aucune pièce ne fut retrouvée cette année-là, ni l’année suivante.
Ne comptez donc pas, Mesdames, Messieurs, retrouver votre superbe bague 18 carats perdue l’année précédente au fond de l’eau. Elle aura été engloutie par le sable ou sauvée des eaux par un prospecteur chanceux !
NB: je précise quand même qu’il m’est arrivé, très rarement, mais quelquefois pourtant, de remonter dans mon tamis une pièce ancienne en aluminium ou en bronze d’aluminium. Ces pièces datent des années 40, alors on pourrait penser que les objets lourds anciens restent profondément enfouis.
Lois maritimes:
Les textes de lois et décrets sont disponibles au format Acrobat (PDF). Pour les visualiser,
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Loi n° 89-874 du 1er décembre 1989
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Décret n° 91-1226 du 5 décembre 1991
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Model de déclaration de biens culturels maritimes
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Récompenses pour les déclarations d'épaves